Appels à une vigilance renforcée surtout dans le sud de la France : Fièvre de West Nile : appel à vigilance renforcée. Respe 22/8/26. Source : Legiveille

La fièvre West Nile est une maladie virale dont le vecteur est le moustique du genre Culex, qui touche les équidés, les humains et certaines espèces d’oiseaux.

Le réseau d’épidémio-surveillance en pathologie équine (Respe) assure le suivi des cas équins de fièvre West Nile confirmés par le laboratoire de l’Anses, laboratoire national de référence pour cette maladie. Le 22 août 2026, le Respe a lancé un nouvel appel à vigilance renforcée vis-à-vis de la fièvre de West Nile, du fait d’un nombre de cas confirmés important par rapport aux années précédentes (environ 95 cas équins au 21 août 2026) alors même que le pic de l’épizootie n’est sans doute pas encore atteint, et que la saison avait démarré très tôt en 2026 avec un premier cas historiquement précoce confirmé en Haute-Corse le 16 avril 2026.

D’une année sur l’autre les épidémies (humaines) et épizooties (animales) de West Nile sont assez peu prédictibles, même si on constate globalement une augmentation du nombre de cas.

Historiquement la maladie est très présente, chaque année et ce depuis plusieurs années, dans les régions Paca et Occitanie. En 2026, ce sont encore ces deux régions qui sont le plus touchées, totalisant pour le moment environ 92 % des cas recensés (53 cas en Occitanie et 34 cas en région PACA).

En cette période de fortes activité vectorielle et circulation virale, le Respe appelle donc à la vigilance renforcée l’ensemble de ses vétérinaires sentinelles et les acteurs de la filière équine, notamment en cas de symptômes nerveux diagnostiqués chez un cheval. Le communiqué précise que cette année une majorité de cas cliniques présentent en effet une forme neurologique, avec certaines formes sévères pouvant être fatales ou nécessitant une euthanasie de l’animal. On estime qu’environ 80 % des infections sont asymptomatiques. Les signes évocateurs chez le cheval sont :

·        Une fièvre inexpliquée,

·        Des tremblements ou fasciculations musculaires,

·        Une démarche anomale ou une ataxie, des difficultés à se tenir debout,

·        Une faiblesse des membres (surtout postérieurs),

·        Un changement de comportement ou un abattement marqué,

·        Et/ou tout signe neurologique d’apparition brutale.

En cas de suspicion, le Respe incite les vétérinaires à la déclarer à la DDPP (et idéalement, en parallèle, au Respe, ce qui permet une prise en charge partielle des coûts d’analyse).

Le Respe rappelle enfin les mesures de protection des équidés conseillées :

  • La protection des équidés contre les moustiques vecteurs du virus,
  • La lutte contre les moustiques et leurs gites, et la désinsectisation des moyens de transport,
  • Enfin, la vaccination dans les départements concernés par la circulation du virus (mais qui doit idéalement être anticipée avant la période d’activité des moustiques vecteurs).

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