Mis à jour le 14/09/2026 – Fiche prélèvements, fiche équins, fiche éleveurs bovins et petits ruminants
Le virus est transmis par les Culicoïdes ; il s’agit d’un vecteur biologique et non mécanique. La dissémination du virus est liée aux vecteurs mais aussi, notamment pour les déplacements à distance, aux déplacements des animaux hôtes infectés, le plus souvent pré- ou asymptomatiques.
On observe que la maladie touche les bovins de tous âges et de tout stade reproductif, avec une intensité clinique très variable d’un élevage à un autre. L’impact clinique de ce virus Shamonda-like ressemble beaucoup à l’épizootie de Schmallenberg de 2012 : à la suite d’épisodes primaires de diarrhée, de fièvre, d’abattement et de chute de production ; sont ensuite constatées des vagues abortives importantes, après 3 à 4 semaines. De plus, il est à craindre que surviennent ensuite, comme pour Schmallenberg, des malformations fœtales lors des mises-bas.
La connaissance de ce nouveau virus émergent évolue de jour en jour. Le réseau national GTV et ses relais régionaux continuent de travailler et de réfléchir au quotidien en se coordonnant très régulièrement avec la Plateforme ESA, l’ENVT, les LVD/LDA, le LNR, le CIRAD et GDS France.
Shamonda-Europe : point de situation sanitaire au 10 septembre
Le virus continue sa propagation rapide sur le territoire français, avec de nombreux nouveaux départements où sa présence a été confirmée, notamment en fin de semaine dernière en région Bretagne (bulletin hebdomadaire de la VSI du 8 septembre).
Actuellement, les foyers détectés en France ne concernent que des bovins (laitiers ou à un moindre niveau allaitants), mais en Allemagne et en Suisse, le génome viral et/ou des anticorps vis-à-vis de Shamonda-UE ont été également détectés chez des ovins, caprins, chevaux et, récemment, des alpagas.
Par ailleurs, deux génotypes distincts ont été identifiés dans plusieurs pays d’Europe, avec par endroit une co-circulation (Allemagne, Pays-Bas, Belgique). Des recherches sont en cours pour mieux en comprendre les éventuelles différences en termes d’impact clinique et de diagnostic de laboratoire. Le sérotype 1 circule activement dans l’Est, le Centre et le Sud-Ouest de la France, tandis que le sérotype 2 est mis en évidence dans les récents foyers de l’Ouest (Normandie, Bretagne, Pays-de-la-Loire). Pour autant, quel que soit le génotype potentiellement en cause, la démarche diagnostique demeure totalement identique : les prélèvements sont inchangés et il convient de contacter le LVD/LDA de son département, lequel sera en mesure d’utiliser le kit PCR adéquat.
De plus, à ce stade, il n’est pas possible de savoir si l’infection d’un animal par l’un des deux génotypes lui permet d’être protégé de l’infection ultérieure par l’autre génotype et des signes cliniques qui l’accompagneraient.
Le Royal GD aux Pays-Bas vient de détecter un virus de type Shamonda chez un veau de 1 jour, né à terme, ayant présenté un retard de développement et des anomalies des membres.
Un outil sérologique est en phase terminale de développement et devrait être opérationnel fin septembre dans les LVD/LDA. Il permettra de détecter a posteriori le passage du virus chez un animal, alors que l’analyse PCR peut se révéler infructueuse en raison de la courte durée de la virémie et du décalage qui peut être observé entre cette dernière et l’apparition des signes cliniques.
Des fiches d’information à destination des détenteurs de chevaux et des éleveurs de bovins et petits ruminants sont disponibles.
Concernant les prélèvements à réaliser, vous pourrez trouver en PJ les fiches techniques pour :
- Les bovins et petits ruminants
- Les chevaux (cette fiche peut être également utilisée pour les alpagas)
Les recherches continuent, et la connaissance de ce virus et de ses conséquences évolue chaque jour.
Prélèvements
Concernant ces prélèvements : Analyse à charge de l’éleveur (Fiche commémo ci-après). Il est demandé aux vétérinaires de prendre contact directement avec leurs laboratoires départementaux afin que ces derniers les orientent vers l’acheminement adéquat.
- Rappels de bonnes pratiques : bien vérifier les conditionnements d’envoi pour garantir la qualité des prélèvements et la fiabilité des analyses. une fiche de commémoratifs associés aux prélèvements est disponible via les LVD/LDA. Les informations à renseigner sont précieuses, tant pour l’aide à l’interprétation par le laboratoire d’analyses, que pour l’exploitation épidémiologique des données, ce qui permettra de faire des points de situation au niveau du territoire national (fréquence et types des signes cliniques, espèces et filières de productions touchées).
- Critères cliniques d’inclusion : prélèvements d’animaux fébriles et/ou en phase aiguë d’abattement / chute de production. Attention : la diarrhée n’est pas forcément le meilleur critère de sélection des animaux.
- Un point important : des avortements sont également rapportés, en décalé : ne pas hésiter à les faire tester SVP pour évaluer ce risque.
- Prélèvement : sang total sous EDTA (+ en cas d’avortement, adresser également le matériel biologique pour les recherches sur avortements : * foetus => rate, encéphale, liquide amniotique issu des « estomacs » par ponction au vacutainer ou aspiration à la seringue / * placenta => cotylédon





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